Enfin le 1er Grand Chelmen que tout le monde attendais tant et surtout elle !!! Sept ans après sa finale à Melbourne et le lancement de sa carrière, Amélie a remporté cette nuit l'Open d'Australie. Elle a battu Justine Hénin 6/1 2/0, et oui la belge a abandonné au 2e set, dérangé par des mots de ventre qui l'on contrainte à l'abandon. Mais cela reste quand même une vraie et belle victoire, car Amé faisait le jeu depuis le début du match et était bien au dessus et elle le mérite vraiment...pourvu que ça dur...
Petite interview (source:eurosport):
L'abandon de votre adversaire diminue-t-il votre joie ?
AMELIE MAURESMO.: "Pas du tout. La manière au bout du compte m'importe peu. Je savoure pleinement cette victoire. C'est dur pour Justine, mais j'ai joué du grand tennis aujourd'hui. Bien sûr, la réaction aurait été différente si le match était allé au bout, mais la joie est bien là. Je ne me fais pas d'illusions. Il y en a qui vont dire que j'ai gagné parce qu'elle a abandonné. Ça ne sera jamais parfait. Mais ma satisfaction intérieure est très grande."
Ne trouvez-vous pas que les conditions sont un peu bizarres ?
A.M.: "C'est très étrange pour tout le monde, pour Justine, pour moi, pour le tournoi. Mais les choses tournent à un moment. J'ai eu de durs moments moi aussi. Et il y a une raison à tous les abandons. Au troisième tour, Michaella Krajicek n'était pas prête à affronter les hautes températures. En demi-finale, Kim Clijsters avait mal à la hanche dès avant le tournoi. C'est aussi une question de préparation. La roue tourne, les choses arrivent pour une raison."
Avez-vous senti que Justine avait un problème ?
A.M.: "Je n'ai rien senti de particulier. Je me concentrais sur ce que j'avais à faire."
Pensez-vous qu'elle aurait dû continuer jusqu'au bout ?
A.M.: "Je ne veux pas polémiquer. Ce qui est sûr c'est que moi j'étais prête à mourir sur le court aujourd'hui."
Qu'avez-vous ressenti en regagnant votre chaise après l'abandon ?
A.M.: "Je me suis dit: "C'est fait". Il n'y avait pas de frustration. J'avais vraiment l'impression que je dominais et que c'était mon jour. J'étais très émue. J'ai pensé à tous les gens qui m'ont aidée à arriver là."
Comment avez-vous abordé la rencontre ?
A.M.: "Je me suis présentée prête à tout affronter. Je ne voulais pas que le côté émotionnel m'empêche de jouer au tennis. Je considérais que j'avais acquis suffisamment d'expérience pour ne pas laisser cet aspect prendre le dessus. Je l'ai très bien fait. J'étais assez relax. Tout s'est bien mis en place dans le premier set."
Comment évaluez-vous votre jeu pendant ce tournoi ?
A.M.: "Les trois aspects, tennistique, physique et mental, ont enfin été réunis. J'avais déjà joué du meilleur tennis, mais sans me sentir aussi forte mentalement. Ce que je retiens, c'est que j'ai joué mon meilleur tennis en finale. C'est une grosse satisfaction."
Quel regard portez-vous désormais sur votre carrière ?
A.M.: "J'ai le sentiment que la boucle est bouclée. J'ai atteint tous les objectifs que je m'étais fixés: gagner la Fed Cup, un Grand Chelem et être N.1 mondiale. Ça a pris du temps mais c'était mon parcours à moi. Chaque pièce du puzzle s'est mise en place à mon rythme. Aujourd'hui, je suis la plus fière des femmes."
Avez-vous douté de vous à certaines périodes ?
A.M.: "Il y a des moments où j'aurai pu baisser les bras, où je pouvais effectivement me demander si j'allais y arriver à un moment ou à un autre. Toutes ces questions ont été dans ma tête, même si je disais le contraire. Comme une championne, j'ai su réagir et continuer à avancer. Finalement, le travail et la persévérance paient."
Quel a été le moment-clé ?
A.M.: "Le Masters m'a transformée. Je suis ici aussi parce que j'ai gagné à 'L.A'. il y a trois mois. Je me suis prouvée que j'étais capable de gagner un grand tournoi contre de grandes joueuses. Avant ce n'était pas le cas à 100%."
Comment se présente l'avenir ?
A.M.: "J'aborderai les choses beaucoup plus sereinement maintenant. J'avais dit ça après le Masters de Los Angeles et ça s'est confirmé. Je vais pouvoir être plus relax. Je me dis que je n'ai plus grand-chose à prouver. Le reste, c'est un peu du bonus, même si on a toujours envie de plus."
Réalisez-vous vraiment ce qui vous arrive ?
A.M.: "J'ai un peu de mal. Il y a une part de moi qui vit le truc émotionnellement à 100% et une autre qui n'a pas encore bien assimilé"